Certains appellent ça une aventure, Nous l’appelons la vie.

Phrase un peu bateau et un brin pédante trouvée sur le net qui me plaît bien.

La grande boucle du plateau des bolovens fait en tout un peu plus de 300km. Je ne vous ai parlé pour l’instant que de son premier arrêt, mais plein d’autres vont se suivre dont je vais vous faire un condensé ici. Une fois nos aux revoirs fait à Thad Lo, plusieurs choix s’offraient à nous.

Aller visiter ce petit village temoin pour touriste de Ban kok phoung tai, nous offrant ainsi un zoo humain à regarder et comparer nos moeurs respectives, jugeant que peut être des femmes enceintes de 13 ans c’est un peu jeune…

Soit repartir sur les routes pour voir ces magnifiques plantations de cafés sur les versants de la montagne Phou Tayoun.

Vous vous doutez de notre choix. La route. La montagne.

La mini boucle était merveilleuse. Très belle. Vraiment très belle. On ne croisait pas beaucoup de véhicules, quelques scooters ou étranges charettes agricoles, des gamins (beeaaaauuuuuucoouuup de gamin sur le trajet), nous faisant des gros coucou comme si nous étions ces rares et gentils étrangers (vision qui me met mal à l’aise me faisant ressentir ce vieux colonialisme). Mais les gamins sont sympas, ils font coucou et sont heureux qu’on leur réponde coucou à notre tour. Alors jouons le jeu.

Visites de Tad faek (en haut) et de Tad sé Noy (en bas) avant notre troisième arrêt pour la nuit.

Sur notre lieu de repos, je me fais un nouvel ami, que je vais prendre plaisir à garder sur mon dos un bon moment en prodiguant moultes caresses et câlineries, avant de me doucher et savonner intégralement pour résister à ce toxoplasma gondii duquel je suis tant allergique.

Rencontre de nouveaux amis sur la route (humains cette fois-ci), avec lesquels nous partirons le lendemain, sur une route cataloguée comme dangereuse car subissant des attaques ou des vols. Mieux vaut y aller à plusieurs scooters !

Dès le lendemain matin, nous traversons la route considérée comme dangereuse d’une traite, en regardant ces superbes paysages montagneux.

Ça y est, nous roulons d’est en ouest, nous pouvons enfin équilibrer notre précédent bronzage ouest-est et cramer notre seconde épaule !

À force de voir les laotien conduire en sweat cagoule, on se pose quelques questions. On en comprendra l’importance au moment où nous traversons 22 km de piste sableuses, répartissant le sol ocre sur nous, imprègnant nos cheveux, nos vètements, nos sous vêtements et chaque mm de notre peau. Nous sommes oranges. Protégées naturellement des UV. Ce qui fait que l’on à très bien intégré la notion de necessité du manteau sur la route.

Et c’est ainsi, converties en femmes de terre, que nous allons visiter Tad Tayicsua.

Baignées, fraiches et propres, nous remontons ces dédales de marches infinies, pour retrouver notre fidel destrier. Et à la fin de ces marches…. sous un grand soleil… nous finissons beaucoup moins fraîches.

On continue la boucle, notre but étant d’aller dormir autour des 4 sisters, dernière étape avant Paksé.

Mais.

En pleine route :

Seconde crevaison. Il nous restait 5km avant la prochaine ville. Fort heureusement un pick-up s’arrête devant nous, je retrouve la tenancière d’un café avec laquelle je discutais de nos malheurs quelques minutes plutôt. À 4 nous montons le scooter à l’arrière de la camionnette, Ninon monte avec pour le maintenir droit, direction le prochain garage.

Merci. Un si grand merci, car le chemin était bien long au final jusqu’à Paksong. On aurait souffert avec la bête à trainer.

Notre bolide a pu être réparé en quelques minutes (on sent que les garagistes on l’habitude), on paye le double du prix n’ayant pas pensé à négocier au préalable des réparations. (Double du prix = moins de 5€ ><).

On peut enfin finir la route, se poser dans notre lit individuel, dans notre bungalow, dans cet immense jardin, dans cette chambre d’hôte située entre les 4 sisters. (Nom de 4 grandes et belles cascades).

Voici les 4 sisters en question. Enfin, 3 des 4 sisters. On a pas eu la foi pour la 4e, paraît il moins jolie mais parfaite pour nager, le chemin de cross pour l’atteindre nous décourageant grandement. (Nous avons survécues à trois presques crashs lors de la dernière piste, rattrapant toujours le bolide à la denière seconde pour ne pas finir par terre. À deux sur un scooter, en plus d’un gros sac, c’est mine de rien éprouvant à conduire sur une piste type cross, faite de sable, cailloux et nids de poules…)

Nous sommes donc le lendemain et nous commencons notre balade par la sœur aînée, la plus belle et donc la plus touristique.

La seconde sœur, qui n’en démerite pas car je pense la plus haute. En saison des pluie doit faire bien frémir lorsque l’on passe en zipline (pour 35$) au dessus de ce gouffre sans fond. En réalité, elle fait déjà bien frémir. A tel point que nous n’avons pas eu le courage de sauter le pas pour glisser là dedans…

La dernière, et pas des moindres, la cadette abandonnée, sauvage. Le l’urbex nous attend de nouveau.

Retour sur Paksé. Demain, dernière journée de rando scooter de notre long voyage dans des ruines pré-Anchor ! A découvrir dans le prochain article !


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